La traite des Noirs et ses acteurs africains

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Tidiane Diakité

 

  • Date de parution : 19/11/08
  • Editeur : Berg International
  • ISBN : 978-2-917191-15-6
  • Nb. de pages : 238 pages

 

 

 

Par sa conception, son organisation et ses effets, la traite atlantique ou traite européenne fut un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Commencée dans l’amateurisme et l’anonymat au XVe siècle, elle culmina au XIXe siècle dans une maîtrise et un raffinement qui accentuèrent d’autant la marque qu’elle imprima au continent africain. La traite atlantique apparaît encore aujourd’hui comme une plaie mal refermée au flanc de l’Afrique tant elle imprégna et continue d’imprégner les hommes et les cultures. Si l’histoire de l’esclavage et celle de la traite des Noirs sont généralement assez bien connues, leurs dimensions spécifiquement africaines n’ont jamais fait l’objet d’une étude autonome. Pourtant, elles constituent un des aspects essentiels de cette histoire. Certes, tous les peuples d’Afrique ne furent pas acteurs, ni tous les rois africains marchands de  » bois d’ébène  » et il importe avant tout d’essayer de comprendre, non de juger ou de condamner unilatéralement les peuples blancs ou noirs, afin d’avoir enfin une approche honnête et dépassionnée de cette question. Ce livre révèle ce que fut le rôle précis des Africains dans le commerce d’êtres humains qui saigna leur continent pendant cinq siècles.

 

http://raphael.afrikblog.com/archives/2009/01/08/12010375.html extraits:

« Le livre de Tidiane Diakité arrive au bon moment du débat sur la traite négrière atlantique. Depuis la publication de celui de Pétré-Grenouilleau qui a fait de lui le maître incontesté de ce thème dans la conscience des français, la traite des Noirs est apparue pour beaucoup comme un événement anodin dans l’histoire de l’Europe. Celle-ci a en effet accueilli le livre et les entretiens accordés par l’auteur français comme le baume qui vient soulager sa conscience ployant sous le poids de la culpabilité d’un commerce éhonté. Désormais les Européens se satisfont de l’idée qu’ils n’ont fait que prolonger une pratique ancestrale africaine les dispensant donc du sentiment de culpabilité et des dédommagements que certains africains s’évertuaient à demander. « 

« J’aime les livres qui laissent parler les documents d’archives. Et celui-ci en est un. En cédant très souvent la place au narrateur de l’époque, l’auteur nous plonge dans la dure réalité des faits et l’on comprend mieux le présent. Il est certain que ce procédé est le plus sûr moyen de ne pas souffrir la contestation. »

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